DOSSIER JULIEN - SPUNT & CARIN
DOSSIER JULIEN
Un père autiste, ses jumeaux, un avocat fantôme, des institutions silencieuses — et des questions que personne n'a jamais eu à répondre sur le fond.
Ce dossier porte sur Julien — prénom modifié pour protéger ses enfants — père autiste atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, séparé de ses jumeaux depuis des années à la suite d'un enchaînement de procédures judiciaires qu'il qualifie de discriminatoires. Derrière le drame familial se trouve une affaire aux ramifications institutionnelles profondes : un avocat adverse qui démissionne du Barreau en pleine enquête disciplinaire, des versions contradictoires sous serment sur sa localisation, des allégations de fraude criminelle grave formulées par Me Anne-France Goldwater elle-même, et un système où chaque porte mène à une autre porte fermée.
Toutes les allégations rapportées dans ce dossier s'appuient sur des documents judiciaires versés aux dossiers 705-17-011918-255 et 705-17-012105-258, des correspondances du Bureau du syndic, des déclarations sous serment, des échanges avec le DPCP et des documents d'accès à l'information. Toutes les personnes mentionnées bénéficient de la présomption d'innocence.
L'origine d'un dossier qui dépasse le cadre familial
Julien vit avec un trouble du spectre de l'autisme, un syndrome de Gilles de la Tourette et un TDAH à prédominance hyperactive — diagnostics confirmés par une évaluation neuropsychologique indépendante datée du 14 janvier 2026. En contexte de séparation, c'est son ex-conjointe qui engage les procédures familiales. Julien ne fait que se défendre — pendant quatre ans. Les rapports psychosociaux commandés par la cour elle-même lui sont favorables pour une garde partagée. Malgré cela, malgré ces rapports et malgré tous les efforts qu'il a déployés, la garde exclusive est accordée à l'autre partie.
Ce qui commence comme un litige familial devient, au fil de quatre ans de procédures, une affaire mettant en cause plusieurs avocats, deux ordres professionnels, un fonds d'assurance, un corps policier, le DPCP et deux tribunaux — sans que les questions de fond aient jamais été examinées.
« Je tondais ma pelouse. Deux heures plus tard, j'étais traité comme un terroriste. »
Les faits dans l'ordre des événements
Les personnes impliquées dans ce dossier
Père autiste atteint du syndrome de Gilles de la Tourette et d'un TDAH. HPI dans le 98e percentile selon rapport neurologique. Séparé de ses jumeaux depuis des années. Acquitté de toutes les accusations criminelles. Se représente seul devant la Cour supérieure et la Cour d'appel. Actuellement sans emploi, condamné à 25 000 $ et à 75 heures de travaux communautaires. Une demande d'autorisation à la Cour suprême est envisagée.
Avocat au cabinet Spunt & Carin, Westmount. Avocat de l'ex-conjointe dans les procédures familiales. Démissionne du Barreau du Québec le 5 février 2025 en pleine enquête du syndic. Localisation contestée sous serment : Chine selon l'avocat du Fonds d'assurance, Walmart de Kirkland le 11 octobre 2025 selon une parajuriste du même cabinet. Aucune instance n'a tranché cette contradiction. Visé par des allégations de fraude criminelle grave formulées par Me Daniel Goldwater.
Avocat de Repentigny, représentant Julien dans les procédures familiales. Récidiviste disciplinaire condamné à plusieurs reprises par le Barreau : décisions en 1998, 2010 et 2023, pour des manquements allant de l'aveuglement volontaire à des actes posés sans mandat de son client dans un dossier familial. Malgré cet historique, le Bureau du syndic a aussi fermé son dossier, bien que les preuves accablantes contre lui soient documentées : il ne répondait pas aux communications de son client, ne lui communiquait pas les dates d'audience, se présentait devant le tribunal sans l'en informer et lui refusait l'entrée en salle d'audience lorsqu'il se présentait malgré tout. Sous enquête du syndic depuis décembre 2024 (dossier 00283253-MAL) pour des reproches incluant en outre collusion, corruption, discrimination, menaces graves, transmission d'informations confidentielles à la partie adverse et refus de remettre le dossier. A bloqué son ancien client après que celui-ci ait réclamé les communications inter-avocats. Malgré toutes ces preuves documentées, le Bureau du syndic l'a blanchi — tout comme il a blanchi Me Chun, pourtant démissionnaire en pleine enquête, et tous les autres impliqués dans ce dossier.
Avocate de l'aide juridique qui représentait Julien. Aurait affirmé que l'audience d'urgence était annulée alors qu'elle était maintenue. Aurait déclaré à Julien au palais de justice : « Une personne comme toi ne mérite pas d'avoir des enfants. » Ces propos sont allégués et non confirmés par les parties visées.
Me Anne-France Goldwater, l'une des avocates les plus connues du Québec en droit familial, aurait appris les allégations graves par un tiers et les aurait promptement rapportées au Barreau du Québec. Son fils, Me Daniel Goldwater, a confirmé ce fait par écrit le 16 février 2026, précisant que Goldwater Droit avait refusé de représenter Julien en raison d'un conflit d'intérêts. C'est également Me Daniel Goldwater qui est la source probable du courriel du 6 décembre 2025 qualifiant les actes reprochés de « fraude criminelle grave ».
Cabinet de droit familial et divorce fondé en 2017 dans l'orbite de Goldwater Droit. Plusieurs de ses avocats ont des racines professionnelles chez Goldwater. Visé par une poursuite civile en Cour supérieure (dossier 705-17-011918-255). Défendu par Me Jean-François Noiseux (CDNP avocats), mandaté par le Fonds d'assurance responsabilité du Barreau. À la suite de la démission de Me Chun, deux avocats séniors — Me Kirshner et Me Solloway — sont retournés chez Goldwater Droit.
A fermé le dossier disciplinaire visant Me David Chun malgré la dénonciation de Me Anne-France Goldwater, malgré une erreur factuelle fondamentale admise par écrit dans la décision visant Me Cynthia Ward (confusion entre les deux avocats), et malgré les allégations de fraude criminelle grave. A également refusé toute nouvelle demande d'enquête concernant Me Chun au motif qu'une décision avait déjà été rendue et confirmée par le Comité de révision.
Les réponses — et les silences — des institutions
Le Barreau du Québec et le Bureau du syndic
Malgré la démission de Me Chun en pleine enquête, malgré les allégations de Me Anne-France Goldwater, malgré les contradictions sous serment sur sa localisation, et malgré l'erreur factuelle fondamentale admise par la syndique adjointe elle-même dans le dossier de Me Ward — le Bureau du syndic a blanchi Me Chun, Me Lachance et tous les autres impliqués dans ce dossier. Personne n'a été sanctionné.
Le Fonds d'assurance responsabilité professionnelle du Barreau (FARPBQ)
Le Fonds a mandaté et rémunéré Me Jean-François Noiseux (cabinet CDNP) pour défendre le cabinet Spunt & Carin — le même cabinet dont un membre est au cœur des allégations. Me Noiseux a transmis des mises en demeure à des journalistes couvrant l'affaire, qualifiées dans la demande introductive d'abus de droit. Il aurait également proposé un interrogatoire de Me Chun par visioconférence, décrit comme une manœuvre destinée à dissimuler sa fuite.
La police de Repentigny et le DPCP
La police de Repentigny a refusé d'enregistrer les plaintes de Julien à au moins trois reprises. Sur des enregistrements audio captés par Julien, on l'entend se faire répondre : « Tu viens juste nous faire chier », « Tu as des tics faciaux, tu sembles nerveux, tu as l'air d'un drogué ». La police a reconnu son conflit d'intérêts et transféré le dossier au DPCP de Montréal. Le DPCP a indiqué ne pouvoir donner suite faute d'enquête policière. La boucle est fermée : la police ne peut pas enquêter, le DPCP ne peut pas agir sans enquête.
L'Autorité des marchés financiers (AMF)
Une plainte (n° 2534737679) a été déposée en octobre 2025 dénonçant une faillite de gouvernance au sein du Fonds d'assurance. L'AMF a accusé réception. Aucune intervention publique n'a été annoncée.
La Cour supérieure et la Cour d'appel
Le jugement Lacoste du 23 décembre 2025 déclare Julien plaideur quérulent et le condamne sans examiner aucune des questions de fond soulevées. Le jugement Piché du 25 février 2026 rejette la demande introductive sans mentionner la dénonciation Goldwater ni la démission de Me Chun. La Cour d'appel rejette la demande de permission le 23 mars 2026, sans examiner les moyens soulevés sur le fond.
Destruction ou altération alléguée du dossier judiciaire au greffe · Refus d'accès aux reproductions des audiences · Versions contradictoires sous serment sur la localisation de Me Chun · Conflit d'intérêts institutionnel documenté · Allégations de fraude criminelle grave rapportées par Me Anne-France Goldwater · Démission de Me Chun en cours d'enquête disciplinaire · Accommodements raisonnables refusés à un père handicapé dont le rapport neuropsychologique n'existait pas encore · Erreur d'information institutionnelle du greffe de la Cour d'appel
Où en est le dossier aujourd'hui
Au 30 mars 2026, Julien est séparé de ses jumeaux qui ont maintenant environ 4 ans. Il est condamné à payer 25 000 $ alors qu'il est sans emploi. Il est condamné à 75 heures de travaux d'utilité sociale. Il lui est interdit de déposer toute nouvelle procédure contre l'intimée, son cabinet ou ses procureurs sans autorisation préalable d'un juge en chef.
Le Bureau du syndic a blanchi Me Lachance, Me Chun et tous les autres impliqués — malgré les preuves documentées, malgré la dénonciation de Me Anne-France Goldwater, malgré la démission de Me Chun en pleine enquête. Personne n'a été sanctionné. Me Chun reste introuvable pour les fins des procédures.
Une demande d'autorisation d'appel à la Cour suprême du Canada est envisagée. Les questions soulevées — accès à la justice pour les personnes handicapées, obligation d'accommodement raisonnable en contexte judiciaire, conséquences d'une erreur institutionnelle du greffe sur les droits d'appel — sont décrites par Julien comme des questions d'importance nationale.
Qu'est-ce qu'il faut, exactement, comme dossier pour être entendu sur le fond ?
Un dossier d'intérêt public
Ce dossier ne prétend pas établir la culpabilité de quiconque — ce rôle appartient aux tribunaux et aux instances disciplinaires compétentes. Il documente, à partir de sources vérifiables, des faits qui soulèvent des questions d'intérêt public : que se passe-t-il lorsqu'un avocat peut démissionner du Barreau en pleine enquête sans conséquence publique, lorsque deux versions contradictoires d'un même fait coexistent sous serment sans qu'aucune instance ne tranche, et lorsque le Fonds censé protéger le public finance la défense du cabinet visé ? Justice-Quebec.ca poursuivra sa couverture de ce dossier à mesure que de nouveaux éléments documentés seront disponibles.
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