Par l’équipe d’enquête de Justice-Quebec.ca
Dossiers judiciaires : 705-17-011918-255 / 705-17-012105-258
Ce qui devait être un dossier familial ordinaire s’est graduellement transformé, au fil de près de quatre années de procédures, en une affaire aux contours troublants. Un père de jeunes jumeaux de 4 ans, atteint du trouble du spectre de l’autisme et du syndrome de Gilles de la Tourette, se bat toujours pour retrouver un lien avec ses enfants, alors même que plusieurs rapports psychosociaux et évaluations professionnelles lui étaient favorables. Or, derrière le conflit parental, ce sont désormais des éléments institutionnels lourds qui émergent et qui dépassent largement le cadre habituel du droit familial.
Démission d’un avocat en pleine enquête du syndic du Barreau, dossier altéré au greffe du palais de justice, documents judiciaires contradictoires déposés sous serment, refus répétés d’accès à la preuve et silences persistants des autorités professionnelles : mis bout à bout, ces faits documentés alimentent aujourd’hui de sérieuses interrogations sur la gestion même du dossier.
Le point de bascule survient le 6 décembre 2025, lorsqu’un courriel transmis à partir d’une adresse se voulant anonyme est acheminé au père de famille. Une analyse de traçabilité numérique — incluant les métadonnées et un numéro de récupération Google — permettrait toutefois d’en attribuer la provenance à Daniel Goldwater, avocat d’expérience et figure bien connue du milieu juridique montréalais. Ce dernier indique être au fait du dossier notamment en raison du fait que des avocats séniors ayant auparavant exercé au sein du cabinet Spunt & Carin, et ayant depuis rejoint le cabinet Goldwater Droit, connaissaient déjà le dossier pour y avoir eux-mêmes travaillé. Dans ce message, Me Goldwater ne parle ni d’erreurs ni de simples manquements déontologiques, mais utilise des mots d’une gravité exceptionnelle en lien avec un avocat alors en fonction au sein du cabinet Spunt & Carin.
« David Chun s’est livré à des actes constituant une fraude criminelle grave »
« Le cabinet a fait un cover-up »
« Le Barreau n’a pas fait sa job »
Ces propos, consignés par écrit et conservés dans les échanges subséquents, ne constituent pas des conclusions judiciaires, mais bien des allégations formulées par un avocat membre du Barreau, affirmant connaître le dossier de l’intérieur.
* Photo de David Chun sous serment Walmart Kirkland preuve dossier Spunt & Carin.
Au cœur de ces allégations se trouve David Chun, avocat qui a officiellement démissionné du Barreau du Québec le 5 février 2025, alors qu’il faisait l’objet d’une enquête du syndic. Or, depuis cette démission, la question de sa localisation devient centrale, au point de créer une contradiction difficilement conciliable dans les documents déposés devant les tribunaux.
D’un côté, des procédures judiciaires indiquent que Me Chun résiderait désormais en Chine, un élément invoqué pour expliquer l’impossibilité — ou le coût prohibitif — de son témoignage. De l’autre, une déclaration sous serment produite dans le dossier familial affirme qu’il aurait été aperçu physiquement au Québec, précisément au Walmart de Kirkland, le 11 octobre 2025, photographies à l’appui, par une employée du cabinet Spunt & Carin elle-même.
Cette contradiction n’est pas théorique. Elle a des effets concrets sur l’ensemble du dossier. Elle est notamment reprise dans des échanges avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales, où l’absence ou l’indisponibilité de Me Chun est évoquée pour expliquer l’abandon de procédures criminelles visant le père de famille, le ministère public indiquant ne pas disposer d’une preuve suffisante en raison, notamment, de l’impossibilité de faire entendre ce témoin clé.
Malgré cet aveu d’impasse sur le plan criminel, le dossier familial continue de produire ses effets au civil, toujours en lien avec les actes et interventions du même avocat aujourd’hui démissionnaire. Parallèlement, les démarches entreprises par le père de famille pour obtenir un accès complet à son dossier se heurtent à une série de refus documentés : refus du repiquage intégral des audiences judiciaires, refus de transmission de communications inter-avocats pourtant protégées par les règles déontologiques relatives au dossier client, et absence persistante d’enquête formelle confirmée du Bureau du syndic du Barreau, malgré des dénonciations répétées.
Pris isolément, chacun de ces éléments pourrait relever d’un débat procédural ou d’un désaccord juridique classique. Pris ensemble, ils dessinent toutefois un portrait beaucoup plus préoccupant, celui d’un dossier où les zones d’ombre s’accumulent sans jamais être éclaircies, et où les mécanismes censés assurer la transparence semblent se refermer les uns après les autres.
Justice-Quebec.ca ne prétend pas trancher les responsabilités criminelles ou disciplinaires. Ce rôle appartient aux tribunaux et aux instances compétentes. Mais une question demeure, légitime et désormais documentée : comment un système peut-il continuer à produire des conséquences irréversibles sur une famille, alors que le témoin clé est introuvable, que sa localisation fait l’objet de déclarations contradictoires sous serment, et que les demandes d’accès à la preuve se heurtent à un mur institutionnel ?
Lorsque des expressions comme « fraude criminelle grave » et « cover-up » sont employées par un avocat du calibre de Me Goldwater, le débat cesse d’être strictement privé. Il devient une question d’intérêt public.
👉 Justice-Quebec.ca poursuivra cette enquête et publiera prochainement de nouveaux éléments documentés portant sur les mécanismes disciplinaires, le rôle des avocats et les zones d’ombre de ce dossier.
👉 Nous invitons nos lecteurs à suivre attentivement les prochaines révélations à paraître sur Justice-Quebec.ca.
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