DOSSIERS CITOYENS ET TÉMOIGNAGES

Des histoires réelles, documentées. Des visages derrière les dossiers. Des systèmes qui ont failli — et des citoyens qui ont refusé de se taire.

Depuis l'ouverture de cette section, des centaines de témoignages nous sont parvenus de partout au Québec. Derrière chaque message, une même réalité : des citoyens ordinaires, souvent vulnérables, qui ont frappé le même mur institutionnel et n'ont jamais obtenu de réponse. Nous documentons ces histoires une à une, aussi longtemps qu'il le faudra.

Les dossiers publiés ci-dessous sont basés sur des pièces vérifiées — documents judiciaires, lettres institutionnelles, confirmations officielles. Toutes les personnes identifiables sont anonymisées à leur demande.

Dossiers d'enquête

Des profils différents — un même mur

Des portes d'entrée différentes, des institutions différentes, des histoires différentes. Mais dans chaque dossier publié ici, la même architecture : des institutions qui se renvoient la responsabilité, des enfants qui attendent, et des citoyens qui n'ont jamais été entendus sur le fond.

Vous avez vécu une situation liée à l'accès à la justice, aux services institutionnels, à la vulnérabilité, au profilage ou à des obstacles administratifs qui vous ont semblé injustes ? Votre témoignage peut aider d'autres personnes à mieux s'orienter.

Votre récit restera confidentiel et ne sera utilisé qu'à des fins d'information et de compréhension des enjeux systémiques.

Dossier citoyen · Affaire Spunt & Carin · Barreau du Québec
Dossier Julien
Un père autiste séparé de ses jumeaux — un avocat fantôme, des institutions silencieuses

Julien est un père autiste atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. C'est son ex-conjointe qui a intenté les procédures familiales. Il n'a fait que se défendre pendant quatre ans — malgré des rapports psychosociaux commandés par la cour elle-même qui lui étaient favorables pour une garde partagée. L'avocat adverse, Me David Chun, a démissionné du Barreau en pleine enquête du syndic. Sa localisation fait l'objet de deux versions contradictoires sous serment — Chine ou Walmart de Kirkland. Me Anne-France Goldwater a elle-même rapporté au Barreau des allégations de fraude criminelle grave. Le Bureau du syndic a blanchi tout le monde. Julien est toujours séparé de ses enfants. Une demande d'autorisation à la Cour suprême du Canada est envisagée.

Autisme · Neurodivergence Barreau du Québec Spunt & Carin Droits parentaux Failles institutionnelles
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Dossier d'enquête · DPJ · Failles systémiques
Dossier Sophie
Un médicament prescrit, une hospitalisation — et un an de séparation que rien ne justifiait

Sophie est une mère de quatre enfants. Un médicament prescrit par un neurologue provoque un épisode psychiatrique aigu — une réaction iatrogène, non une fragilité préexistante. La DPJ intervient. Sophie est stable dès juillet 2025, moins de quatre mois après l'hospitalisation. Pourtant les visites supervisées sont prolongées deux fois, sans justification clinique écrite, sans incident documenté. En cherchant à comprendre pourquoi, Sophie découvre que l'intervenante responsable de son dossier n'est membre d'aucun ordre professionnel habilité — confirmé par deux ordres distincts, qui transmettent tous deux le signalement à leurs instances compétentes. En février 2026, elle doit encore écrire à la DPJ pour obtenir la permission d'envoyer une carte de Saint-Valentin à sa fille.

DPJ Actes réservés Ordre professionnel Failles systémiques Droits parentaux
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Témoignage vérifié et anonymisé · Violence conjugale · Nord du Québec
Dossier Mme J.
« J'ai fait tout ce qu'on m'avait dit de faire » — et le système s'est retourné contre elle

Marie — 43 ans, nord du Québec — a dénoncé la violence conjugale, documenté chaque étape dans un cartable de 200 pages, et coopéré avec toutes les institutions. Le DPCP a retenu des accusations. La DPJ a reconnu la violence. L'IVAC l'a reconnue victime. Puis les plaintes croisées de son ex-conjoint ont tout effacé, une institution à la fois. Au tribunal, son cartable de 200 pages a été interprété comme un signe de détresse psychologique — et la garde lui a été retirée, malgré une lettre de sa médecin traitante de 15 ans qui contredisait directement cette interprétation. En mars 2026, le DPCP a fermé définitivement son dossier.

Violence conjugale Plaintes croisées Perte de garde IVAC · DPCP · DPJ Nord du Québec
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Dossier citoyen · Me Arsen Arutyunyan · Hathaway Avocats
Dossier Monsieur G.
Un avocat radié pour vol — une victime invalide prise en étau entre trois institutions

Monsieur G. vit avec une invalidité psychiatrique reconnue et de sévères limitations physiques. Entre décembre 2024 et janvier 2025, il verse 6 312 $ à Me Arsen Arutyunyan, du cabinet Hathaway Avocats, pour être représenté au Tribunal administratif du logement et aux petites créances. L'avocat disparaît en mars 2025. Le Barreau le radie d'urgence pour vol et entrave à une enquête du syndic — 27 infractions disciplinaires, accusations criminelles dès son premier mois de pratique, audiences plaidées depuis Playa del Carmen. Un an plus tard, Monsieur G. n'a pas été remboursé : le Fonds d'assurance dit qu'il n'y a pas de faute, le Fonds d'indemnisation attend la fin de l'enquête du syndic, et le syndic enquête toujours au ralenti sur un avocat radié vivant au Mexique.

Avocat radié Barreau du Québec Fonds d'indemnisation Invalidité Boucle institutionnelle
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Témoignages

Ils ont écrit. Nous avons lu.

Depuis la publication des premiers dossiers, des dizaines de témoignages nous sont parvenus. Voici une sélection de voix citoyennes — reproduites avec leur autorisation, dans le respect de leur anonymat lorsque demandé.

Davy Escudie

« Je m'adresse à vous en tant que père qui défend par amour ses deux fils. Dans son jugement rendu la juge confond autorité et vérité, pouvoir et légitimité, contrôle et protection. Pendant que je tente — avec calme, dignité et retenue — d'expliquer le contexte, les nuances, la complexité, on me coupe la parole, on reformule mes propos, on les réduit, on les détourne. »

« Depuis cinq années, je dois prouver en tant que victime qui essaye de se reconstruire que je suis une victime. C'est inacceptable. »

F.B. — Père en attente de justice

« Le système semble incapable de suivre. La mère a multiplié les déménagements. À chaque fois qu'elle change de région, le dossier est transféré et je dois repartir à zéro avec un nouvel intervenant. Au total, j'ai eu affaire à 8 intervenantes différentes et mes enfants ont dû changer d'école trois fois en un an et demi. J'ai les mains liées et, honnêtement, j'ai perdu foi en le système québécois. »

Une jeune maman de 19 ans

« J'ai fait 24 heures de travail. La DPJ, eux ? ZÉRO ! C'est moi qui ai accouché de mon fils, pas eux. Et ils se permettent de débarquer le lendemain, le jour de mon congé de l'hôpital, pour nous annoncer que mon bébé ne rentrera pas à la maison avec nous. La raison ? Un "risque de négligence". »

« STOP, ÇA SUFFIT ! Ça suffit d'aller dans les familles, d'enlever des enfants et de juger les parents sans même les connaître. »

Un super papa — témoignage anonyme

« Je suis un père québécois qui a vécu et vit encore l'aliénation parentale. Pas une chicane passagère. Pas un simple conflit familial. Une destruction lente, organisée et tolérée du lien entre un père et son enfant. »

« Vous n'êtes pas fous. Vous n'êtes pas seuls. Ce que vous ressentez est réel. L'aliénation parentale existe. Elle détruit des enfants. Elle détruit des pères. Et trop souvent, le système la laisse faire. »

Témoignage anonyme

« Si une ressource comme la vôtre avait existé plus tôt, bien des gens auraient évité de confier leurs dossiers aux mauvais professionnels. Il est tellement difficile pour un citoyen de trouver de l'information transparente sur le parcours disciplinaire des avocats ou les plaintes au syndic. Votre site donne un coup de main essentiel pour nous aider à y voir clair. »

Louiselle Gagné

« À Rouyn-Noranda, une vraie magouille avec les avocats véreux bien connus des enquêteurs de la SQ qui confirment que tel et tel avocat déposent des faux documents et/ou fausses preuves pour gagner leurs procès. Même ton avocat payé à fort prix n'ose pas leur tenir tête. Et toi, le pauvre, tu t'endettes de façon éhontée pour te refaire une vie avec tes enfants. »

Une mère infirmière — témoignage anonyme

« Malgré des évaluations positives de la psychologue et deux témoignages de médecins qui ont clairement dit que ce n'était pas ma faute, le juge a placé mon fils à majorité chez une famille banque mixte. On m'a tout pris sur des préjugés. Je suis infirmière. J'ai une maison. Je cherche un avocat pro bono pour me défendre. »

Sergio Lessard

« 24 ans à titre de greffier audiencier, je pourrais écrire un livre ! »

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Chaque expérience, petite ou grande, contribue à faire émerger une image plus juste de la réalité vécue par les citoyens. Votre récit restera confidentiel et ne sera utilisé qu'à des fins d'information et de compréhension des enjeux systémiques.

Parce que l'information, lorsqu'elle circule, devient un levier pour tous.

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