Série d'enquête exclusive · 5 articles

ENQUÊTE EXCLUSIVE :
L'AFFAIRE SANDERSON-ROBERGE

Un enregistrement sorti par erreur d'un greffe. Un dossier disparu du registre public. Une avocate radiée. Et un accusé qui rédige son propre mémoire d'appel depuis sa cellule.


Article 1 de 5

Détenu depuis 2022, deux avocats radiés, un mémoire rédigé seul

Samuel Roberge est en prison depuis juin 2022. Son procès n'est toujours pas terminé en 2026. Un rapport policier versé à son dossier aurait été rédigé par un agent qui témoigne ne jamais l'avoir rédigé. Ses deux avocats successifs ont été radiés du Barreau par la même décideuse. Il a fini par rédiger lui-même son mémoire d'appel depuis sa cellule — citant des arrêts de la Cour suprême. Voici l'histoire complète, dans l'ordre où elle s'est produite.

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Article 2 de 5

L'enregistrement que personne n'aurait dû entendre

En septembre 2024, la conjointe de Samuel Roberge demande les enregistrements de ses audiences au greffe de Longueuil. Elle reçoit par erreur l'enregistrement complet d'une audience tenue à huis clos. On y entend le juge et la procureure coordonner le résumé qu'ils vont transmettre à la défense. La directrice du greffe a reconnu l'erreur par écrit. Les passages ont été lus publiquement. Ce débat est maintenant devant la Cour d'appel du Québec.

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Article 3 de 5

Radiée — et six jours plus tard, le DPCP appelle le Barreau

Le 20 août 2024, Jacqueline Sanderson — l'avocate qui avait découvert l'enregistrement — est radiée pour 22 mois avec exécution provisoire et saisie de ses dossiers à domicile. Six jours plus tard, le syndic adjoint qui avait recommandé sa radiation lui écrit : c'est le bureau de la procureure adverse qui l'a contacté au sujet du dossier Roberge. Sur une cinquantaine de dossiers, c'est celui-là. Ce courriel est au cœur de cet article.

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Article 4 de 5

Le dossier 124 qui n'existe plus

Sanderson dépose une plainte contre le juge au Conseil de la magistrature du Québec. La décision est datée du 15 avril 2025 — elle la reçoit le 22 septembre, après relance : cinq mois de délai. Et en consultant le registre public des décisions du Conseil, quelque chose saute aux yeux : le dossier 2024-CMQC-124 n'y figure pas. Les numéros 123 et 125 sont là. Le 124, non. Ce dossier a été créé, traité et décidé. Il n'apparaît tout simplement pas.

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Article 5 de 5 — Analyse

Quand la confidentialité devient un instrument d'impunité

Pris ensemble, les quatre articles précédents décrivent un enchaînement que les institutions n'ont pas encore examiné dans son ensemble. Cet article de clôture pose les questions que cet enchaînement soulève — et documente, à partir de trois dossiers distincts sans aucun lien entre eux, un pattern institutionnel frappant : celui qui dénonce est sanctionné, celui qui est dénoncé est protégé. Cinq institutions interpellées. Zéro réponse claire sur le fond.

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