Après plus de sept ans de procédures, la justice a tranché. Guillaume Tremblay, résident de Saint-Sauveur âgé de 44 ans, devra purger une peine de six mois de prison ferme pour avoir tenté d’obtenir les services sexuels de ce qu’il croyait être une adolescente de 16 ans.
Cette semaine, la Cour d’appel du Québec a mis fin à ses espoirs d’éviter l’incarcération, confirmant que la gravité de l’infraction exige une peine exemplaire.
Une opération policière ciblée
L’affaire remonte à mars 2019. Le Service de police de Laval menait alors une série d’opérations visant à contrer l’exploitation sexuelle de mineures, notamment des fugueuses de centres jeunesse apparaissant sur des sites d’escortes.
Une annonce fictive, publiée sous le nom de « Tania », servait d’appât. Tremblay a communiqué avec l’agente d’infiltration dès 8 h 59 le matin de l’opération.
Rapidement, celle-ci précise avoir 16 ans, afin de « ne pas faire perdre le temps des gens ». Malgré cet avertissement explicite, l’accusé poursuit les échanges. À un moment, il exprime une inquiétude : « Je ne veux pas arriver là et que les policiers m’attendent. »
Il se rend néanmoins au lieu de rencontre, où il est arrêté.
Une contestation sur plusieurs fronts
Déclaré coupable, Guillaume Tremblay a entrepris une longue série de démarches judiciaires pour tenter de faire invalider les preuves ou d’atténuer sa responsabilité.
Devant les tribunaux, il a notamment soutenu que l’agente d’infiltration paraissait plus âgée que 16 ans. En appel, il a également plaidé qu’il aurait dû bénéficier d’une peine à purger dans la collectivité, invoquant sa réhabilitation et le temps écoulé depuis les faits.
La Cour d’appel n’a retenu aucun de ces arguments.
Un message clair des tribunaux
En confirmant la peine de six mois d’emprisonnement, les juges ont rappelé que les infractions sexuelles impliquant des mineurs commandent des sanctions sévères et dissuasives.
Même si l’accusé a pu évoluer depuis son arrestation, ont souligné les magistrats, la gravité de l’infraction initiale demeure déterminante dans l’analyse de la peine.
Guillaume Tremblay devait se constituer prisonnier au plus tard lundi à midi.
Cette décision met un terme à un long parcours judiciaire et réaffirme la priorité accordée par les tribunaux à la protection des mineurs dans les dossiers de sollicitation sexuelle.
Ajouter un commentaire
Commentaires