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La section Témoignages de Justice-Québec.ca a pour objectif de donner une voix aux citoyens. Si vous avez vécu une situation liée à l’accès à la justice, aux services institutionnels, à la vulnérabilité, au profilage, à des obstacles administratifs ou à toute démarche qui vous a semblé injuste ou incomprise, votre témoignage peut aider d’autres personnes à mieux s’orienter.
Chaque expérience, petite ou grande, contribue à faire émerger une image plus juste de la réalité vécue par les citoyens.
Votre récit restera confidentiel et ne sera utilisé qu’à des fins d’information, d’analyse collective et de compréhension des enjeux systémiques. Aucune accusation ni interprétation juridique n’est demandée — seulement votre vécu.
Parce que l’information, lorsqu’elle circule, devient un levier pour tous.
Le piège du programme Concerto : On m'a enlevé mon bébé à la maternité
Je suis une jeune maman de 19 ans. J'ai accouché en septembre dernier d'un beau petit garçon.
Durant ma grossesse, j'ai eu affaire à un programme qui se nomme Concerto. Si je peux donner un conseil aux autres parents : ne l'acceptez surtout pas ! Ils disent que c'est un programme pour faire de la prévention pour éviter qu'on aille à la DPJ, mais au final, c'est tout le contraire !
J'ai fait 24 heures de travail. La DPJ, eux ? ZÉRO ! C'est moi qui ai accouché de mon fils, pas eux. Et ils se permettent de débarquer le lendemain, le jour de mon congé de l'hôpital, pour nous annoncer que mon bébé ne rentrera pas à la maison avec nous.
Je me suis effondrée en larmes, je n'y croyais pas ! La raison ? Un « risque de négligence », ça a l'air. J'ai vécu avec la DPJ presque toute mon enfance, et maintenant c'est mon fils qui en subit les conséquences à son tour !
STOP, ÇA SUFFIT ! Ça suffit d'aller dans les familles, d'enlever des enfants et de juger les parents sans même les connaître. Stop aux enfants détruits parce qu'ils se font placer ailleurs que dans leur propre famille !
— Une jeune maman de 19 ans
L’Usure du Système : Quand le dossier suit l’enfant, mais pas la vérité
Depuis le 7 octobre 2024, je vis une séparation hors norme qui a fait entrer la DPJ dans ma vie. Encore à ce jour, l'incompréhension et les failles du système jouent contre moi. Tout a commencé quand mon ex-conjointe est partie en refuge avec les enfants en lançant des allégations que j'ai contestées preuves à l'appui. J'ai toujours collaboré, j'ai signé des ententes volontaires, j'ai été transparent à 100 %, même en impliquant ma nouvelle compagne dans les démarches pour montrer ma bonne foi.
Mais le système semble incapable de suivre. La mère a multiplié les déménagements : maison d'aide, puis chez sa mère à Baie-Comeau (à 9h de route), puis encore un déménagement à Chicoutimi. Le problème, c'est qu'à chaque fois qu'elle change de région, le dossier est transféré et je dois repartir à zéro avec un nouvel intervenant. J'ai dû renvoyer encore et encore les mêmes informations parce que les nouveaux travailleurs n'avaient pas le dossier complet des précédents.
Au total, j'ai eu affaire à 8 intervenantes différentes entre les Laurentides et les autres régions, et mes enfants ont dû changer d'école trois fois en un an et demi. On dirait que les erreurs de l'autre côté ne comptent pas, et que c'est toujours moi qui dois me justifier devant un système qui ne se parle pas. J'ai les mains liées et, honnêtement, j'ai perdu foi en le système québécois.
F.B. – Père en attente de justice
V.E.
Archibald van Polder
Pich Drl
Siath Church
Remerciement
Wow , merci pour votre retour. Vous n'avez Pas idée de tous les démarches que j'ai essayé pour dénoncer le tous ( plusieurs stations de médias tel que radio et journaux) sans aucune réponse de leur part .
Je vais me battre jusqu'au bout pour mes enfants et pour que des situations comme celle-ci n'arrive plus . Je ne vois pratiquement plus mes enfants depuis le déménagement ce qui n'est pas normal .
Merci , merci et encore merci.
F.B.
Un super papa
Bonjour à tous,
Je prends le courage d’écrire ici aujourd’hui parce que, pendant longtemps, je me suis tu.
Pas parce que je n’avais rien à dire, mais parce que le système m’a appris que les pères qui parlent dérangent.
Je suis un père québécois qui a vécu et vit encore l’aliénation parentale.
Pas une chicane passagère.
Pas un simple conflit familial.
Une destruction lente, organisée et tolérée du lien entre un père et son enfant.
Dans mon cas, mon fils est devenu majeur, mais la coupure avait déjà été installée depuis des années.
Mensonges répétés.
Dénigrement constant.
Manipulation émotionnelle.
Inversion des rôles.
Utilisation des enfants comme messagers ou comme armes.
Et quand j’ai voulu me défendre devant les tribunaux?
Je n’ai pas été entendu.
Mes enfants n’ont jamais été entendus.
Les faits ont été filtrés, déformés ou carrément ignorés.
Pire encore :
Des avocats censés protéger les droits ont parfois contribué à empêcher les pères de parler, soit en refusant de faire témoigner, soit en décidant “stratégiquement” que notre version n’était pas utile.
Résultat : des jugements rendus sur des versions incomplètes, fausses ou biaisées, et des pères brisés qui repartent avec le sentiment d’avoir été condamnés sans procès réel.
Ce que j’ai découvert, c’est que le système de justice au Québec :
- comprend très mal l’aliénation parentale;
- confond souvent silence de l’enfant avec consentement;
- protège l’apparence de stabilité plutôt que la vérité;
- et tolère des délais, des omissions et des injustices qui auraient été inacceptables dans n’importe quel autre domaine.
Après certains jugements, je me suis effondré intérieurement.
Pas de colère explosive.
Pas de cris.
Juste un père qui perd sa joie de vivre, qui se replie, qui n’ose plus parler… parce qu’il a compris que dire la vérité peut se retourner contre lui.
Si j’écris ici aujourd’hui, ce n’est pas pour me plaindre.
C’est pour dire à ceux qui vivent la même chose :
Vous n’êtes pas fous.
Vous n’êtes pas seuls.
Ce que vous ressentez est réel.
L’aliénation parentale existe.
Elle détruit des enfants.
Elle détruit des pères.
Et trop souvent, le système la laisse faire.
Merci à ce groupe d’exister.
Merci de briser le silence.
Et courage à tous les pères qui continuent d’aimer leurs enfants, même quand on leur demande de disparaître.
Solidarité.
Josée Gagnon
On m'a pris mon bébé pour le donner à l'adoption (Témoignage d'une mère infirmière)
Voici mon histoire.
J’ai été mariée, mais mon mariage n’allait pas bien. J’ai rencontré quelqu’un, je suis tombée enceinte et j’ai décidé de le garder. En accouchant toute seule, les infirmières se sont mises à me juger. C’était mon troisième enfant, alors les explications sur « comment donner le bain », ça ne m’intéressait pas vraiment.
Lorsque le pédiatre a vu mon fils, il m’a dit que ce jour-là, on aurait notre congé. Mon ex avait installé la coquille dans l’auto. J’ai mis le bébé dans mon lit (sécuritaire) et je suis allée voir l’infirmière au poste. Je l’ai informée que j’allais chercher le siège d’auto et que je reviendrais chercher mon fils. Elle a dit d’accord.
Quand je suis rentrée, mon bébé n’était plus dans la chambre. L’infirmière m’a indiqué qu’on ne laissait pas un bébé seul dans la chambre, même si je l’avais avertie que je sortais, car j’étais seule. Par la suite, je me suis mise à pleurer car on m’a dit qu’à cause de cet incident, on ne pouvait pas partir à la maison. J’ai décidé de signer un refus de traitement et de rentrer chez moi. Mais ils ont appelé la DPJ.
La dame de la DPJ m’a questionnée sur le bébé et voulait parler avec le papa. En ce moment-là, il était dans un autre pays et avait de la misère avec Internet. Je lui ai expliqué ça. Mais à aucun moment je n’ai abandonné mon fils. Elle est venue chez moi, elle a vu le lit du bébé, j’avais des vêtements et des couches. Elle a trouvé la maison en désordre. J’ai deux autres enfants, dont une autiste. Elle a argumenté que ma fille autiste pourrait faire mal au bébé, ce qui est faux.
Bébé a perdu 11 % de son poids et je suis retournée à l’hôpital. On a constaté que bébé avait un frein de langue. Celui-ci a été coupé, mais bébé avait de la misère à boire, alors j’ai donné la bouteille. Je tirais mon lait et donnais des suppléments.
C'est là que la travailleuse sociale (TS) m’est rentrée dedans comme un bouledogue, m’accusant de ne pas donner à boire au bébé. Elle m’a demandé si bébé allait être « peau bronzée ». Ensuite, elle a questionné ma grande de 11 ans, qui lui a dit qu’on faisait du co-dodo. Le poids du bébé fluctuait, et on me l’a enlevé en m’accusant de risque de négligence sévère.
Deux mois après, le diagnostic tombe : reflux gastrique. C’est pour ça qu’il ne buvait pas assez de lait. En plus, avant de me l’enlever, une infirmière venait le peser tous les jours chez moi alors qu’on recommande une fois par semaine.
Bref, le papa est revenu. On ne l’a pas accommodé pour voir son fils les dimanches, car la DPJ est fermée le dimanche. Il est travailleur temporaire au Canada : ça fait 13 ans qu’il vient travailler au Québec pour 8 mois par année. Il ne peut pas se présenter à 8h le matin un mercredi, car il travaille, il a un contrat. On lui a enlevé le droit de voir son fils.
Moi, je le vois une fois chaque deux semaines car selon la DPJ, il « réagit » à mes visites. Pourtant, on joue et à la fin de la visite, il ne veut pas partir. Les TS m’ont menti en disant que je dois passer encore par le juge alors que selon le jugement, c’est selon entente.
Malgré des évaluations positives de la psychologue et deux témoignages de médecins qui ont clairement dit que ce n’était pas ma faute, le juge a placé mon fils à majorité chez une famille « banque mixte ». Ils ne sont pas une famille d’accueil ordinaire. Ils veulent adopter. Dès le début, on leur cherchait un bébé…
C’est injuste et je cherche un avocat pro bono pour me défendre. Je suis infirmière. J’ai une maison. J’ai dû demander un prêt qui a affecté mes finances de beaucoup, pour que cela ne fonctionne pas. Je ne bois pas, je ne me drogue pas, je ne fume pas. Le papa du bébé aussi. Son seul crime est d’être marié dans son pays d’origine. Mais quand il est ici, il passe les 8 mois avec moi et il n’a jamais été infidèle.
On m'a tout pris sur des préjugés.
ENCOURAGEMENTS , VOUS N'ÊTES PAS SEUL